Introduction
Après une navigation éprouvante marquée par des tempêtes et des avaries, le voilier Almassira atteint enfin Casablanca dans la nuit du 8 novembre 1984.
Ce journal retrace les réparations urgentes, la mobilisation des ateliers de la Marine Royale, et la préparation d’un équipage militaire prêt à représenter le Maroc dans une course transatlantique historique.
Mise au sec pour réparation

Vers trois heures du matin, Almassira accoste à l’un des pontons spécialement aménagés pour la Transat.
Le bateau est épuisé, meurtri par les jours précédents. Il ne reste plus qu’à réparer, et à préparer la traversée proprement dite.
L’état du voilier est alarmant. Voici la liste des principales avaries :
- La cloison tribord de la cabine avant s’est détachée de la coque.
- La couchette avant tribord est brisée en plusieurs endroits.
- Les deux couchettes avant bâbord sont également désolidarisées.
- De fortes infiltrations d’eau sont observées au niveau des cadènes.
- L’antenne satellite de navigation a été arrachée.
- Le silencieux d’échappement est dessoudé.
- Une entrée d’eau non localisée menace l’arrière.
- La barre est en avarie.
- La voile d’artimon est déchirée au niveau de la bordure.
- Le fauteuil de barre intérieur est décollé.
- Le guindeau est hors service.
Face à cette situation, une mobilisation exemplaire s’organise. Les ateliers principaux de la Marine Royale interviennent rapidement :
- L’atelier charpente répartit la coque et les structures internes.
- L’atelier mécanique prend en charge le moteur, le système hydraulique et le guindeau.
- Le chantier Yachting France dépêche un technicien avec les pièces de rechange et l’outillage nécessaire.
Grâce à cette coordination, le bateau est prêt le jour du départ. L’équipage, composé exclusivement de marins militaires, incarne l’honneur et la discipline de la Marine Royale.
Du 9 au 17 novembre 1984, Casablanca vit au rythme des festivités de la Transat.
Une marina de fortune a été construite pour l’événement, car à l’époque, la ville ne disposait pas encore d’infrastructures modernes comme aujourd’hui.
Ce voilier, réparé avec soin et porté par un équipage d’exception, s’apprête à représenter le Maroc dans une course transatlantique mémorable.
Conclusion
Le 8 novembre 1984 marque un tournant : après les épreuves, vient la renaissance.
Almassira, soutenu par la Marine Royale et les artisans du yachting, se relève pour porter haut les couleurs du Maroc.
Ce jour-là, Casablanca devient le théâtre d’une fierté navale, d’une fraternité maritime, et d’un départ vers l’Atlantique.
Slug
Al massira-réparations-transat-casablanca-1984
Catégories
- Journal de bord
- Navigation transatlantique
- Réparations et préparation
- Mémoire maritime
- Marine Royale
Mots-clés
Al Massira, Casablanca, Transat 1984, avaries voilier, Marine Royale, marina temporaire, réparations navales, course transatlantique, ateliers militaires, yachting France
Méta description
Le 8 novembre 1984, le voilier Almassira accoste à Casablanca dans un état critique. Grâce aux ateliers de la Marine Royale et au soutien du chantier Yachting France, les réparations sont menées à bien. Le bateau est fin prêt pour représenter le Maroc dans la Transat.
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