Jour 13 – La Nuit du Coup de Vent et le Réconfort du Beignet

Introduction : Une Nuit Sans Répit

Le 30 novembre 1984, au treizième jour de course, l’équipage a vécu une nuit des plus éprouvantes. 

Dès 1h15 du matin, le vent a brusquement grimpé à 25 nœuds, nous forçant à enchaîner les manœuvres dans l’obscurité. 

Nous avons dû enrouler le génois et prendre deux ris dans la grand-voile (réduire sa surface).

Le repos fut impossible. Le vent était irrégulier en force et en direction, atteignant par moments plus de 35 nœuds en pointe.

 À peine une manœuvre était-elle terminée qu’une autre s’imposait, car les grains secs, accompagnés de pluie et de vent, se succédaient sans cesse – une scène qui s’est répétée au moins une demi-douzaine de fois.

Le Grain Brutal et la Douche Naturelle

Vers 5 heures, la fatigue et le froid commençaient à se faire sentir, nécessitant une couche d’habits supplémentaires. 

Un peu après 6 heures, un grain fut particulièrement brutal, avec des pointes de vent que j’estimais à plus de 35 nœuds. 

La pluie tombait avec une telle abondance et une telle force qu’on aurait dit de la grêle.

Paradoxalement, ce fut un moment de réconfort : l’équipage a profité de cette pluie tiède et abondante pour prendre une douche naturelle sur le pont ! Vingt minutes après ce déluge, le vent est tombé à force 3. C’était enfin le moment de regagner ma couchette pour un repos bien mérité.

Réveil Gourmand et Logistique de Survie

J’ai fait la grasse matinée jusqu’à 11h15, réveillé par la meilleure odeur qui soit à bord : celle des beignets marocains faits maison par l’équipier Abderrahim, notre boulanger-pâtissier.

 Ce délice, préparé avec du miel, m’a rappelé celui de ma mère et m’a immédiatement remonté le moral.

Ce réveil gourmand coïncidait avec un constat logistique important : tout notre pain de longue conservation commençait à moisir.

 Heureusement, nous avions de la farine ! La routine de préparation du pain à bord allait donc se poursuivre. 

Cependant, un inventaire de Saïd a révélé qu’il ne nous restait que deux bouteilles de gaz butane. 

C’était juste ce qu’il fallait pour le reste du trajet, à condition de prévoir les périodes de calme où la cuisine fonctionne plus longtemps.

Conclusion : Rationnement et Optimisme du Skipper

La nécessité de rationner le gaz était évidente. Bien que le skipper ait insisté pour maintenir une consommation « normale », la prudence nous appelait à la vigilance.

En fin de compte, malgré la fatigue et les efforts intenses de la nuit (passée sous spi asymétrique et artimon pour optimiser la voilure), l’esprit de l’équipage restait fort. 

La combinaison de l’expertise technique, des plaisirs culinaires et de la gestion prudente des ressources nous préparait à affronter les prochains jours de la traversée.

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Jour 13 de la Transat (1984) : Manœuvres d’Urgence, Rafales à 35 Nœuds et Cuisine à Bord

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Méta Description :

Le 30 novembre 1984, la nuit est éprouvante : le vent monte jusqu’à 35 nœuds, obligeant à des manœuvres incessantes. 

Un grain violent offre une douche bienvenue, suivie d’une grasse matinée et d’un réveil gourmand avec des beignets marocains faits maison.

Catégories :

  • Course au Large / Météo Extrême
  • Vie à Bord / Logistique
  • Journal de Bord

Mots-Clés :

Transatlantique, 30 novembre 1984, Coup de vent, Rafales, Manœuvres de nuit, Beignet marocain, Rationnement, Gaz butane, Pain moisi, Spi asymétrique.

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Beignet marocain (Le détail humain et réconfortant qui marque la journée).


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