Introduction
Après plusieurs jours de navigation sans événement notable, le 2 novembre 1984 marque le retour à l’écriture du journal de bord.
L’étape de concentration vers Casablanca se poursuit, entre ciel changeant, ajustements de voilure et observation silencieuse de l’horizon.
Ce jour révèle la beauté discrète de la navigation : celle qui se joue dans les détails, les réglages, et les regards songeurs.

2 novembre 1984 – Navigation vers Casablanca
Depuis le départ du 28 octobre, je n’avais pas repris ce journal.
Aucun événement marquant n’était venu rompre la monotonie de notre phase de concentration.
Nous progressions droit vers Casablanca, parfois portés par une bonne risée qui nous permettait de naviguer au large.
Côté nourriture, nous vivions sur les produits frais embarqués à Pornichet la Baule.
Je scrutais l’horizon d’un regard songeur. Au-dessus, le ciel était clair, mais vers l’arrière, les trouées nuageuses changeaient de forme.
Des cumulus glissaient sous des stratus gris clair, comme des plaques métalliques qui s’emboîtent.
Peut-être que des grains se formaient, mais ils étaient encore loin — dix à quinze milles — et se déplaçaient lentement.
Quelques heures plus tard, des bancs de nuages et de pluie envahissent les espaces ensoleillés.
À l’avant, la visibilité reste bonne sur plusieurs milles, mais l’horizon se resserre des deux côtés. Le vent est faible.
Il faut tester plusieurs combinaisons de voilures pour trouver le bon compromis entre vitesse et stabilité.
Nous affalons le génois et envoyons le spi médium pour un essai sous le vent.
Mais le spi dévente, masqué par la grand-voile. Il faut alors envoyer une autre voile sur l’étai largable.
Le yankee est hissé, son écoute passée dans une poulie en bout de bôme de grand-voile. Il porte bien.
Le pilote automatique prend la main, mais par rapport au spi, nous perdons un nœud de vitesse.
Il est aussitôt affalé et remplacé par le génois. Le baromètre commence à baisser, le vent se renforce.
Al Massira retrouve ses réactions d’avant : instable. Le pilote ne tient plus.
Nous barrons à la main. Malgré tout, nous faisons route sans problème à 5 nœuds dans une mer calme, poussés par un vent de nord-ouest soufflant entre 15 et 20 nœuds.
Conclusion
Ce jour fut celui des réglages et des observations. Rien de spectaculaire, mais tout est essentiel.
Le ciel parle, les voiles répondent, et le bateau révèle ses humeurs. Naviguer, c’est aussi cela : écouter, ajuster, et avancer, même dans le silence des jours sans éclat.
Meta description (SEO)
Journal de bord du 2 novembre 1984 : navigation vers Casablanca, ciel changeant, essais de voilures (génois, spi médium, yankee), pilotage manuel et vent nord-ouest. Une journée de réglages et de contemplation en mer.
Catégorie
Navigation Atlantique / Journal de bord / Transat des Alizés / Réglages et météo
Mots-clés (SEO)
Transat des Alizés, navigation vers Casablanca, journal de bord, réglage de voiles, spi médium, yankee, génois, pilote automatique, vent nord-ouest, météo marine, baromètre en baisse, mer calme
Variables SEO suggérées
- date_navigation: « 1984-11-02 »
- bateau: « Al Massira »
- cap: « vers Casablanca »
- vent: « Nord-Ouest, 15 à 20 nœuds »
- voilures testées: « génois, spi médium, yankee »
- pilotage: « manuel après instabilité du pilote automatique »
- baromètre: « en baisse »
- vitesse moyenne: « 5 nœuds »
- etat mer: « calme »
- emotion_du_jour: « contemplation, ajustement, vigilance »
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