Jour 22 – Civilisation en Vue, Rencontre en Mer et l’Arôme du Ti-Punch

Introduction : À Trois Jours de la Civilisation

Le 9 décembre 1984, au 22e jour de course, l’excitation est à son comble : nous ne sommes plus qu’à 360 milles nautiques de l’arrivée ! Après trois semaines d’isolement, nous estimons n’être plus qu’à trois jours de retrouver la civilisation. Les signes de l’approche sont clairs : la respiration de la mer devient plus régulière et nous apercevons des algues de la célèbre mer des Sargasses dérivant à contre-courant.

Un sentiment de nostalgie m’envahit lorsque nous coupons la route que j’avais empruntée en 1982 à bord du Bouskoura II lors de mon retour en Europe. L’Atlantique est un livre d’histoires.

Préparation de l’Atterrissage et Rêves Antillais

À l’approche des îles, le skipper m’a ordonné de vérifier en détail les cartes d’atterrissage des Antilles : Saint-Martin, Saint-Barthélemy, les Saintes, Marie-Galante, et bien d’autres.

Chacune de ces îles m’est familière, évoquant des souvenirs précis : des mouillages, des restaurants, des plongées. Pendant 30 minutes dans la timonerie, devant les cartes, je vis intensément mon rêve. Mes pensées s’échappent même vers le Ti-Punch qui nous attend au restaurant « La Route du Rhum » !

La Rencontre Audacieuse avec « ALSINOS »

De retour sur le pont, une douce surprise m’attendait : un gâteau préparé par Brigitte, propriétaire du voilier TECTONA, rencontré à Casablanca. Mais le meilleur restait à venir : nous apercevons un voilier à l’horizon. Si nous le rattrapons, ce sera le premier voilier dépassé en pleine course ! Nous l’identifions par radio VHF : c’est ALSINOS, qui naviguait plus au nord.

Quinze minutes plus tard, les deux bateaux sont à bord. Nous réalisons alors un exercice de ravitaillement en mer spectaculaire : à l’aide d’un mât de charge de fortune, nous leur passons du carburant en échange d’eau potable et de conserves. Une excellente opération réalisée sous spi tangonné des deux côtés, preuve de l’excellent entraînement de notre équipage.

Conclusion : Le Trafic Monte, la Vigilance S’impose

Dans la soirée, le trafic maritime s’intensifie. Nous apercevons un feu qui se dirige vers nous avec insistance. J’alerte le skipper. Immédiatement, le bateau est rendu manœuvrant : affalage du spi, envoi du génois. Le feu d’un premier bateau monte et descend avec la houle et nous frôle de près. Un deuxième feu apparaît aussitôt : les bateaux semblent s’être donné le mot.

Le vent est monté à force 3 pendant la nuit, changeant fréquemment de direction. Nous avons remplacé le génois par le spi pour maintenir l’allure. À l’approche de la terre, la vigilance est de mise : le danger n’est plus la tempête, mais le trafic intense !

Titre SEO :

Jour 22 de la Transat (1984) : 360 Milles de l’Arrivée, Ravitaillement Audacieux et Trafic aux Antilles

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Méta Description :

Le 9 décembre 1984, l’équipage est à seulement 360 milles de la Guadeloupe. Après trois semaines en mer, l’excitation monte à l’approche des îles. Une rencontre inattendue avec un concurrent permet un échange de ravitaillement audacieux.

Catégories :

  • Course au Large / Arrivée
  • Ravitaillement et Logistique
  • Nostalgie et Voyages

Mots-Clés :

Transatlantique, 9 décembre 1984, Guadeloupe, Désirade, Sargasse, Bouskoura II, Ti-Punch, Ravitaillement, Spi tangonné, Trafic maritime.

Variable SEO :

Ravitaillement en mer (L’événement le plus insolite et technique de la journée).


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