Introduction : Cap 250 et les Multiples Talents de l’Équipage
Nous sommes au dixième jour de course, le 27 novembre 1984. Le vent Est Nord Est (ENE) nous pousse droit dans le dos (vent arrière) sur un cap de 250 degrés.
La chance de l’« Al Massira » réside dans son équipage, un véritable commando aux talents variés !
Cette solidarité est mise à l’épreuve lorsque le point d’amure du spinnaker (l’angle inférieur de la voile où elle est fixée au bateau) a cédé. Mais le spécialiste, Saïd, était là pour la réparation, effectuée sur-le-champ.

Pendant ce temps, l’ambiance restait excellente : l’équipier Mustapha Irrabiai nous a régalés d’un tajine très appétissant, et Abderrahim Akki s’assurait que nous avions du pain frais, souvent meilleur que celui de la maison.
Mon rôle était d’assurer la bonne marche du bateau et la navigation avec le skipper.
Débat Stratégique : L’Énigme de l’Alizé
Après le dîner, la conversation s’est tournée vers l’essentiel : la météo et la route à suivre après cette période de calme relatif.
Nous avons analysé la situation : l’Anticyclone des Açores (cette zone de haute pression clé pour la météo de l’Atlantique) semblait devoir remonter vers le nord.
Si cette hypothèse se vérifiait, nous devrions bénéficier de vents portants qui nous pousseraient efficacement vers l’ouest, jusqu’à ce que l’Alizé s’établisse enfin.
Cette situation météorologique était intrigante et même anormale. Le baromètre remontait légèrement, le vent restait stable mais faible, et surtout, l’Alizé — ce vent régulier et indispensable pour une traversée rapide — n’était toujours pas au rendez-vous.
Conclusion : Un Compromis entre Distance et Handicap du Bateau
Malgré ces conditions de vent sous-optimales, notre objectif restait de faire le trajet le plus court possible. Cependant, la route sud que nous avions choisie précédemment commençait à peser lourd dans la stratégie.
Nous en étions conscients : le choix de cette route n’était pas dans notre meilleur intérêt théorique à cause des handicaps intrinsèques de l’« Al Massira » (son poids important et son grand fardage, c’est-à-dire sa prise au vent qui le ralentit).
Le bateau n’était pas taillé pour la compétition pure, et chaque mille parcouru sans les Alizés se transformait en une lutte contre ses propres limites.
La question était de savoir combien de temps l’Anticyclone allait nous obliger à naviguer dans ces conditions avant de retrouver le souffle tant désiré.
Slug :
transat-jour 10-équipe-spécialiste-meteo-anticyclone
Méta Description :
Le 27 novembre 1984, cap au 250, l’équipage fait face à une nouvelle avarie de spi gérée par le spécialiste Saïd, tout en savourant le pain d’Abderrahim et le tajine de Mustapha. Le débat fait rage sur l’Anticyclone des Açores et la route à suivre.
Catégories :
- Vie à Bord / Esprit d’Équipe
- Météo et Stratégie de Course
- Journal de Bord
Mots-Clés :
Transatlantique, 27 novembre 1984, Équipage, Spinnaker, Réparation en mer, Tajine, Pain au four, Anticyclone des Açores, Alizé, Navigation, Vent portant.
Variable SEO :
Équipage de spécialistes (Mettre en avant la compétence de l’équipe, essentielle ce jour-là).
Titre SEO :
Jour 10 de la Transat (1984) : Réparation Rapide du Spi, Fête du Tajine et Mystère des Alizés
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