Introduction : La Mer Se Déchaîne de Nouveau
Le 28 novembre 1984, au onzième jour de la course, la mer a repris de la vigueur.
L’ Al Massira se retrouvait poursuivi par une mer légèrement démontée, fuyant devant un vent qui atteignait par moments les 20 à 25 nœuds.

Derrière le bateau, des petites montagnes d’eau coiffées d’écume déferlent de toutes directions, rendant la progression difficile.
Ces vagues venaient initialement de l’Est, frappant directement l’arrière de l’ Al Massira .
Malgré un ciel clair, le vent et la mer ne montraient aucun signe d’accalmie.
Le bateau répondait vivement à la barre, le vent devenant capricieux, soufflant tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, mais suffisant pour garder nos deux génois tangonés (stabilisés).
Vitesse vs. Stratégie : Une Route Qui S’allonge
Bien que l’« Al Massira » ait atteint une vitesse de 8 nœuds en direction des Antilles, une donnée restait préoccupante : notre route sur la carte continuait à s’allonger.
Notre bateau, lourd et non conçu pour la course pure, devait maintenant tout mettre en œuvre pour « avaler les longitudes » et rattraper les concurrents plus rapides.
Heureusement, la raison de cette accélération s’est confirmée : nous avions navigué pendant trente heures sous trinquettes jumelées, surnommées affectueusement par l’équipage « les oreilles d’éléphants ».
Ces voiles captent désormais les Alizés ! Ces vents réguliers, tant espérés, ont fait leur apparition dès le 26 novembre et se sont maintenant établis sous le 21e parallèle, soufflant de l’Est Nord Est (ENE) entre 10 et 15 nœuds.
La Camaraderie de l’Océan : Le Rendez-vous Radio
Malgré la compétition, la solidarité en mer reste de mise. Tous les jours à 11h30, l’ensemble des concurrents capte la météo via RFI.
Juste après, les skippers entrent en liaison sur les fréquences de communication, que ce soit par VHF (canal 16) ou BLU (canal 2182 kilocycles).
C’est un moment privilégié où chacun échange sa position, ses conditions météo et quelques anecdotes de la vie à bord, le tout dans une ambiance de franche camaraderie.
C’est lors de ces échanges que nous avons appris en fin d’après-midi que le premier bateau se trouvait déjà loin devant, par 19 degrés Nord et 32 degrés Ouest.
Conclusion : L’Heure de la Poursuite
L’arrivée des Alizés est la bonne nouvelle du jour. Ils nous offrent enfin la poussée stable dont nous avons besoin.
Le défi est lancé : même si l’ Al Massira » n’est pas un voilier de course, il faut désormais mettre toute la toile dehors et pousser au maximum pour combler l’écart.
L’équipage est prêt à se battre, aidé par le souffle régulier de ces vents légendaires.
Titre SEO :
Jour 11 de la Transat (1984) : Al Massira Poursuivi par la Houle et l’Arrivée des Alizés
Slug :
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Méta Description :
Le 28 novembre 1984, l’« Al Massira » affronte des vents à 25 nœuds et une mer déchaînée. Malgré l’allongement de la route, l’équipage se réjouit de l’arrivée des Alizés et de l’ambiance de camaraderie radio entre concurrents.
Catégories :
- Course au Large / Météo
- Navigation et Technique
- Vie Sociale en Mer
Mots-Clés :
Transatlantique, 28 novembre 1984, Alizés, Vent fort, Houle, Génois tangonné, Trinquettes jumelées, Canal 16, BLU, Position concurrents, Al Massira.
Variable SEO :
Alizés (Le vent tant attendu, qui change la donne de la course).
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