Introduction : À Portée de Vue, Pourtant si Loin
Nous sommes au 17ème jour de notre traversée, le 4 décembre 1984. Le compte à rebours est lancé : nous sommes à seulement 1050 milles nautiques de l’arrivée, soit l’équivalent de 1900 km.
Ce chiffre paraît à la fois proche et lointain. Après avoir parcouru environ 2600 milles depuis Casablanca, l’équipage cherche à maintenir la pression.
J’ai proposé de surtoiler (mettre le maximum de voiles) pour gagner du temps, tout en restant vigilant face à d’éventuels grains.
La Calamité du Calme Plat

La fin de la matinée nous réserve une mauvaise surprise : le vent faiblit jusqu’au calme plat total.
L’immobilité est frustrante, d’autant plus que nous perdons de vue nos adversaires.
Le bateau, totalement à la merci d’une longue houle, devient un jouet qui ne réagit plus à la barre. Cette « épouvantable calamité » met la course en pause.
J’ai profité de cette immobilité forcée pour rattraper mon retard sur la navigation.
Après un jour de repos, j’ai saisi mon sextant pour effectuer une visée du soleil et tracer ma première droite de hauteur.
Un second relevé à 14h30, puis le transport de la première droite, nous a permis d’obtenir un point astronomique précis qui confirmait notre bonne position.
Logistique Tropicale et Retour Stratégique du Vent
Ce « petit temps » nous fait perdre de précieuses heures, repoussant l’arrivée.
La prudence s’impose sur la gestion de l’eau minérale, d’autant plus que nous entrons dans un climat tropical.
Le soleil tape fort ; l’équipage arbore shorts, chemises antillaises et chapeaux pour se protéger de la chaleur intense.
Heureusement, vers 16 heures, un vent d’Est tant espéré se lève ! L’équipier Saïd prend les commandes de la manœuvre de changement de voile.
Le skipper et moi redoublons d’efforts pour faire avancer le bateau, le vent montant de force 4 à 5 vers 19 heures.
Conclusion : Le Dilemme du « Pique-Nez »
Le bateau a repris sa marche, mais l’accélération suscitait une nouvelle inquiétude : avec toute cette toile dehors, le vent pouvait-il provoquer des avaries ?
La stratégie consistait à centrer les nerfs de chute (pour aplatir la voile et éviter la puissance excessive) et à enrouler un peu le génois pour empêcher l’« Al Massira » de s’enfoncer (de piquer du nez) dans la vague.
À 20h00, nous étions au grand largue bâbord amure, une des allures favorites de l’« Al Massira ».
Bien propulsé sous génois et grand-voile, le bateau réagissait remarquablement. Le défi de la course est relancé, avec la mer et le vent enfin en notre faveur.
Slug :
transat-jour 17-calme-plat-sextant-tropiques
Méta Description :
Le 4 décembre 1984, l’« Al Massira » se trouve à 1050 milles de la Guadeloupe, immobilisé par un calme plat. Récit de la navigation astronomique le sextant, du rationnement de l’eau et du retour stratégique du vent.
Catégories :
- Navigation Astronomique / Sextant
- Météo et Logistique
- Course au Large / Arrivée
Mots-Clés :
Transatlantique, 4 décembre 1984, Calme plat, Pétole, Sextant, Droite de hauteur, Climat tropical, Surtoilage, Rationnement eau, Guadeloupe.
Variable SEO :
Sextant (L’outil technique central et historique de cette journée).
Titre SEO :
Jour 17 de la Transat (1984) : Calme Plat, Navigation au Sextant et Poursuite à 1050 Milles de l’Arrivée
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