Introduction : La Poursuite Commence à l’Aube
Nous sommes le 5 décembre 1984, au jour de notre transatlantique.
Vers 1 heure du matin, l’horizon s’anime : nous apercevons deux autres voiliers, l’un à environ 5 milles et l’autre à 7 milles.
Le vent, mollissant jusqu’à force 3, nous donne l’occasion d’agir. Le spi (grande voile d’avant légère) est immédiatement envoyé pour tenter de les rattraper.
Au petit matin, la motivation est maximale : les voir si proches nous donne une forte envie de réduire l’écart.
La Dure Réalité du Mal de Mer
Malgré l’urgence et la concentration sur la manœuvre, la réalité physique nous rattrape brutalement.

Sous spi, par temps calme mais avec une houle légère qui vient de travers arrière, le bateau effectue des mouvements complexes.
Cette combinaison a déclenché une vague de mal de mer dévastatrice à bord.
L’équipage a été saisi par un profond malaise : pâleur, sueurs froides, maux de tête, vertiges, nausées et vomissements.
Le mal de mer est souvent favorisé par un excès de repos ou de nourriture (ou d’alcool), des odeurs fortes, ou une position éloignée du centre de gravité du bateau.
Indisposés une bonne partie de la demi-journée, nous réalisons que le corps est une machine complexe.
Nous nous sommes habitués aux mouvements incessants du bateau, mais nous savons déjà que le « mal de terre » nous guettera à l’arrivée !
La Course Continue : L’Arrivée du Premier
La compétition n’attend pas. Au milieu de la journée, une information capitale circule : le premier bateau de la course est rentré à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe !
La nouvelle suscite un mélange d’admiration et de questionnement. L’équipage commence à se frotter les mains, se demandant comment ce concurrent a pu être aussi rapide.
Selon notre position actuelle, nous étions encore à 880 milles nautiques de l’arrivée.
Conclusion : Le Cœur y Est, Malgré le Corps
Le 18ème jour a été un test de résilience physique et mentale. Malgré le handicap du mal de mer qui nous ralentissait, l’esprit de compétition est resté intact.
Savoir que l’arrivée est désormais imminente (moins de 900 milles) et que le premier a réussi la traversée donne à l’équipage une énergie nouvelle.
Le corps souffre, mais l’objectif est plus clair que jamais.
Titre SEO :
Jour 18 de la Transat (1984) : Poursuite sous Spi, Vague de Mal de Mer et Arrivée du Premier Concurrent
Slug :
transat-jour 18-mal-de-mer-spi-guadeloupe
Méta Description :
Le 5 décembre 1984, l’équipage de l’« Al Massira » aperçoit deux concurrents et envoie le spi pour les rattraper. Malgré une violente vague de mal de mer, la course continue, avec l’annonce de l’arrivée du premier voilier à la Guadeloupe.
Catégories :
- Vie à Bord / Santé
- Course au Large / Compétition
- Journal de Bord
Mots-Clés :
Transatlantique, 5 décembre 1984, Mal de mer, Nausées, Poursuite, Spi, Arrivée Guadeloupe, Pointe-à-Pitre, Compétition, Fatigue.
Variable SEO :
Mal de mer (Le défi physique majeur de cette journée).
Laisser un commentaire